Visite de la parcelle 137 : Etat des lieux 12-08-14 par Collectif

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Visite de la parcelle 137 : Etat des lieux 12-08-14 par Collectif

Trajet suivi pour cet état des lieux du 12-08-2014
Entrée sur la parcelle à mi-longueur, par le layon et l’escalier reliant le cul-de-sac de l’avenue du Bois au sentier forestier, qui traverse lui-même dans sa longueur la parcelle coupée à ras, n° 137 (parcelle allongée d’est en ouest).
Cheminement vers l’extrémité est de la parcelle, retour, puis vers l’extrémité ouest, retour.

Bilan des Observations Faites
1/ La repousse rapide et durable du couvert forestier suppose un retraitement des rémanents (branchages abandonnés sans valeur marchande).
 
2/ Ouvrages hydrauliques
  • La limitation de l’érosion du chemin forestier,
  • Le rétablissement d’une circulation piétonnière aisée entre Marnes et Vaucresson (sa gare), entre le bourg de Marnes et les quartiers des Terrasses et de la Marche,
  • Le contrôle des eaux usées ressorties de l’autoroute de Normandie [A 13],

…supposent le rétablissement des ouvrages hydrauliques préexistants et des fossés drainant la parcelle 137.

 
3/ Pour prévenir la formation d’une zone de dépôts sauvages, sur l’assiette de la coupe rase, deux actions immédiates sont nécessaires :
  • La restauration des barrières ONF fermant le chemin forestier, à l’ouest et à l’est (actuellement cassées ou endommagées).
  • La restauration de la porte d’accès d’urgence, de l’autoroute A 13 vers la parcelle 137, à l’extrémité est (actuellement arrachée de ses gonds).


Observations Faites
1/ Ouvrages recueillant les eaux usées ressorties de l’autoroute A13 et les eaux pluviales
La parcelle 137 longe d’est en ouest l’autoroute de Normandie - A 13, qui forme le côté sud de la parcelle. L’autoroute est construite sur un remblai, dominant la parcelle objet de la coupe rase. De multiples réservoirs en béton, cubiques et semi-enterrés, recueillent les eux polluées de l’autoroute. Des drains ou des rus vidangent ensuite ces réservoirs en direction des fossés ou de la tranchée SNCF, qui longe la parcelle au nord.

 
Ouvrages et fossés ont été obstrués par la mauvaise exécution des travaux forestiers récents : effondrement des terres au passage des engins, comblement des fossés, en particulier du fossé parallèle au chemin forestier, le protégeant de l’érosion dans ses sections les plus inclinées.
La fonction des réservoirs, drains, rus et fossés est donc accentuée par la présence de l’autoroute au sud et de la tranchée SNCF au nord de la parcelle arasée : stabilité des terres, des remblais et des chemins.
La sauvegarde et le rétablissement de ces ouvrages hydrauliques, en partie ruinés par l’exploitation forestière, n’en sont que plus importants.


2/ Dommages secondaires à la désorganisation de l’écoulement des eaux, sur ou à travers la parcelle 137.
  • Erosion centrale du chemin, en particulier dans les sections inclinées.
  • Profondes ornières latérales le long du chemin forestier.

3/ Concentration des rémanents sur de fortes épaisseurs, stérilisant de larges zones (15 à 25 ans), écartées temporairement de la reconstitution du couvert forestier

Les zones de concentration des rémanents, d’est en ouest de la parcelle, sans être exhaustif sont :

  • A l’extrémité est de la parcelle : zone de concentration longue de 50 mètres environ, au delà du virage fait par le chemin forestier pour passer sous l’autoroute, mais dans son axe ; les rémanents y ont été stockés, à l’abri des regards des usagers du chemin forestier.
  • Rémanents renvoyés au sud de la parcelle (autrement dit au pied de l’autoroute), pour dégager la tranchée SNCF et ses environs (située au nord).
  • Rémanents concentrés face aux premières maisons du quartier des Terrasses, en venant de l’est.
  • Rémanents entassés sur de larges placettes aléatoires, dans la montée du chemin forestier, en cheminant vers l’ouest de la parcelle.

 
Le traitement souhaitable des rémanents (consensus forestier, confirmé par les retours d’expériences faites après la tempête de 1999) est un étalement régulier des rémanents (branchages non marchands), après démontage des houppiers, favorisant le cycle : moindre exportation des produits de la coupe - décomposition - amendement du sol - repousse améliorée.

La mise en tas des rémanents suite à une coupe rase, comme actuellement sur la parcelle 137, est moins onéreuse mais déconseillée pour de multiples raisons :

  • inesthétique (négation de l’aspect paysager de la parcelle, essentiel dans une zone urbaine fréquentée par les usagers du train, les marcheurs et les riverains),
  • elle complique les travaux ultérieurs (en particulier les dégagements après régénération, naturelle ou artificielle),
  • elle crée les conditions d’une multiplication des rongeurs, sensible à proximité des habitations comme en l’espèce,
  • et surtout elle retarde la régénération naturelle.

 
Le délai de traitement des rémanents, leur étalement sont essentiels pour écarter les risques et les effets précités de l’entassement. L’étalement ne devrait pas être différé - A faire en urgence -, séparé de la fin de la coupe (en l’espèce début juin 2014), sans même évoquer sa réalisation impossible dès que les ronces couvrent le terrain.

Des dégagements des semis forestiers spontanés (d’essences diverses), en cas de régénération naturelle, sont ensuite à prévoir. Ces dégagements protègent les jeunes arbres de la végétation concurrente et leur donnent accès à la lumière. Ils permettent de ne pas limiter la régénération naturelle à des rejets sur souches de châtaignier, comme actuellement dans la parcelle 137.


4/ Quel que soit le mode de traitement des rémanents, ces derniers ne doivent pas recouvrir les souches d’arbres abattus et faisant partie de la coupe.
Le suivi des travaux semble en contradiction avec le règlement national d’exploitation forestier [ensemble des prescriptions techniques relatives aux travaux d’exploitation forestière].
On y lit par exemple en pages 35 et 36 :
  • "L’intervenant doit garder en état de fonctionnement les rigoles, saignées ou renvois d’eau, fossés ou tous ouvrages d’écoulement des eaux
  • Quel que soit le mode de traitement des rémanents, ces derniers ne doivent pas recouvrir les souches d’arbres abattus et faisant partie de la coupe."

 
Sur ce dernier point, la visite permet de relever nombre de souches recouvertes par les rémanents. De la sorte, en l’état actuel de la parcelle, même la régénération naturelle minimale - par rejets sur souches de châtaignier - serait en partie compromise.


5/ Reconstitution en chênes de la moitié sud-ouest de la parcelle 137, selon la carte d’aménagement établie et diffusée par l’Onf.

« La carte d’aménagement de la forêt de Fausses Reposes », disponible en ligne sur les sites de l’ONF et des neuf communes concernées par le classement du massif en forêt de protection en 2007, identifie la parcelle 137. Non pas un, mais deux types d’aménagements y sont prévus.

Le parcellaire forestier distingue, entre autres, trois types de zones :

  • les zones de « Reconstitution en chêne - Rch 1 »,
  • les zones de « Régénération naturelle en chêne - Rch 2 »,
  • les zones de « Régénération en châtaignier- R cht ».

 
A première vue, 25 % de la parcelle seraient concernés par une « reconstitution en chêne » (Rch 1), excédant la régénération naturelle. Il s’agirait du quart sud-ouest de la parcelle 137, allant de l’échangeur de Vaucresson au point où la ligne de chemin de fer tangente la parcelle, avant de la longer.
Les 75 % restants feraient l’objet d’une « régénération en châtaignier » (R cht).

La visite des souches de la partie sud-ouest de la parcelle 137 permet de dénombrer un assez grand nombre de chênes, abattus lors de la coupe rase.

La simple régénération naturelle en châtaignier ne correspond pas à l’état de la parcelle antérieure à la coupe rase effectuée, Agir ainsi, nierait l’existence d’une diversité végétale préexistante, qu’explique le rattachement de la parcelle 137 au bois de Fausses Reposes avant qu’elle n’en soit séparée par la construction de l’A13 en 1936.

6/ Chutes de rémanents vers la Sncf.

La visite de la coupe permet de relever la présence de branches importantes et instables, abandonnées sur le haut de la tranchée SNCF.

Un tel constat, en dépit des risques encourus par l’exploitant lui-même et son donneur d’ordre, l’ONF, est révélateur de la qualité générale du travail accompli par les acteurs du chantier, exploitants comme contrôleurs.

 
7/ Accès et activités illicites favorisés par une coupe rase, desservie par un chemine forestier non clos.

A l’extrémité ouest de la parcelle (proche de l’échangeur entre A 13 et la voirie locale, supportant un important trafic), la barrière ONF a été arrachée pour moitié par les engins d’exploitation. Déposée en pièces le long du mur antibruit, la barrière absente offre aux entreprises et aux particuliers un accès aisé facilitant les dépôts sauvages de déchets (organiques ou autres), à moindre frais.

A l’extrémité Est du chemin traversant la coupe rase, la clôture par une autre barrière ONF n’est que symbolique, vu l’usure de l’ouvrage et l’érosion des terres supportant l’un des deux poteaux.

A l’extrémité Est de la parcelle 137, au delà du virage fait par le chemin forestier pour passer sous l’autoroute, rétablissement de la porte arrachée de ses gonds, traversant le mur antibruit.


8/ Arrachement du grillage autoroutier par les engins d’exploitation forestière.
Effondrement du grillage autoroutier par la chute des arbres exploités.

La parcelle 137 est longitudinalement traversée par une clôture métallique d’un mètre soixante, séparant en son sein l’emprise affectée à l’autoroute du reste de la parcelle. Cette clôture continue a été en partie sauvegardée, toujours à distance des zones d’abattage des grands arbres. Elle a été au contraire dégradée à proximité de ces zones.

L’arrachement de la clôture, à plusieurs reprises, très distincte de son effondrement, ne peut être attribué à un état de l’ouvrage antérieur à la coupe qui vient d’intervenir. L’effondrement de la clôture par des brins abattus, en d’autres endroits, coïncide avec les souches restantes. L’effondrement a été observé par plusieurs témoins de la coupe, avant retrait par l’exploitant des houppiers enchevêtrés dans la clôture.



Avant-Apres-Parcelle137 Fiches du dossier

legende Légende présente dans les diverses fiches ci-dessus :

  • Echelle = Chemin forestier traversant Parcelle 137 : Est (tunnel) / Ouest (barrière).
    • Jaune : du tunnel à l’ouvrage béton en saillie - eaux A13 -
    • Vert : face aux maisons et jusqu’à ouvrage ci-dessus
    • Bleu : entrée sur chemin et vers Ouest
    • Violet : côte vers sortie Ouest  
  • Points rouges = exemples de points d’arrêts pour noter les diverses dégradations de la coupe rase faite par l’Onf.  
  • Flèche rouge = point de départ escalier entrée chemin forestier, au bas Av du Bois.

 
Retrouvez les informations de Juin et Juillet sur la coupe rase Fausses Reposes Parcelle 137 Non Dialogue Onf


Voir en ligne : Compte-Rendu - Visite sur Parcelle 137 - Constat ONF-Collectif - 2 Sept 2014

modifie le 4 septembre 2014