J’ai découvert la forêt de Fausses-Reposes enfant

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Regards

J’ai découvert la forêt de Fausses-Reposes enfant


J’ai découvert la forêt de Fausses-Reposes enfant quand mes parents ont emménagé à Viroflay. Mon école, l’école Aulnette, touchait presque la forêt et le massif était omniprésent pour aller en cours, au gymnase ou à la bibliothèque qui était encore rue Joseph Bertrand. Je me rappelle des sorties scolaires en forêt, des crosses, des balades en vélo avec mon père les dimanches, jusqu’au Haras de Jardy ou aux étangs de Ville d’Avray.

Connaissant la forêt, j’ai été particulièrement touché par les descriptions de Maupassant dans « Les dimanches d’un bourgeois de Paris » (1880) : « Enfin, voici les bois. Alors, malgré l’effroyable chaleur, malgré la sueur qui lui coulait du front, et le poids de son harnachement, et les soubresauts de son sac, il courut, ou plutôt il trotta vers la verdure, avec de petits bonds, comme les vieux chevaux poussifs. Il entra sous l’ombre, dans une fraîcheur délicieuse, et un attendrissement le prit devant les multitudes de petites fleurs diverses, jaunes, rouges, bleues, violettes, fines, mignonnes, montées sur de longs fils, épanouies le long des fossés. Des insectes de toutes couleurs, de toutes les formes trapus, allongés, extraordinaires de construction, des monstres effroyables et microscopiques, faisaient péniblement des ascensions de brins d’herbe qui ployaient sous leurs poids. » - Lire la suite

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Mare proche de la route des bassins ©Thomas Grascoeur et Louis Bergogne 18

Mare proche de la route des bassins ©Thomas Grascoeur et Louis Bergogne 18


Pour le film, nous avons tourné sur les routes goudronnées pour les parties les moins « sauvages », mais aussi autour des mares reliées aux étangs, sur la route du mont Alet, sur la rue des 2 Etangs. C’est une forêt très variée qui offre une grande diversité de paysages, plus ou moins vallonnés, plus ou moins obscurs aussi suivant les séquences.

Ce qui me plait dans la forêt de Fausses Reposes, c’est l’impression de sérénité, qui s’en dégage. Les allées invitent à la promenade et au silence.Un rayon de soleil peut d’un seul coup embraser les feuillages, surtout à l’automne comme maintenant où les couleurs sont incroyables. Au sortir de la ville, c’est incroyable de trouver une oasis de verdure encore un peu sauvage, de retrouver l’odeur du sol, du bois, le chant des oiseaux, un fourmillement d’insectes.

Les mares sont très inattendues, la première découverte a été très surprenante. Un temps comme suspendu au bord des allées, un tourbillon immobile de lentilles d’eau. On retrouve le monde « à l’envers » des Dimanches de Ville d’Avray, dans une surface d’eau beaucoup plus réduite et intimiste que les étangs. Une mare ronde, comme une planète.

Il y a aussi l’essoufflement dans les parties plus vallonnées, le bruit des pas, le bruit de la marche qui accompagne le marcheur, les pentes, les arbres aux racines aériennes près des étangs - je jouais aux billes dans leurs racines quand j’étais petit.


Voir en ligne : Les dimanches d’un bourgeois de Paris -
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le 24 novembre 2014 par Thomas Grascoeur
modifie le 25 août 2019